
Alors que la sécheresse s’installe tarissant les sources et brulant les maigres pâturages, les Esprits du Grand Désert restent sourds aux appels de Zahori, chaman du clan des Izalaam. Il décide alors de partir à leur recherche, en quête de réponses à cette situation désespérée.
Ce conte spirituel s’appuie sur l’onirisme et la dimension méditative du désert impitoyable empli d’un animisme, d’un symbolisme chtonien, de sublimation de la substance, de métaphores existentielles et de passages vers un autre monde, ouvertures troglodytes et structures immémoriales cernées par la fluidité de sable et de feu. Le voyage initiatique d’un homme à la rencontre des Esprits et du pouvoir de débusquer l’eau entraine son peuple dans sa destinée nomade et indépendante.
Les photographies accompagnent admirablement le récit immersif, du réalisme minimaliste des paysages immenses aux retouches numériques signifiant les distorsions du monde des Esprits, une esthétique qui souligne le sentiment d’abandon par les forces supérieures, les impressions de péril et de fragilité d’une histoire cristallisant les considérations écologiques globales sous-jacentes et les transcendant dans la transformation de la tristesse en courage.







