
Dans Pour n’en plus finir, l’évolution cyclique des êtres vivants s’exprime dans un élan brisé et répété entre grandeur et décadence, ascension vitale et pesante entropie.
Dans Leçon d’histoire, le Vieil Homme de la Lune observe le résultat sur la Terre de la rivalité entre deux hommes, de la querelle à coups de bâton à l’apocalypse nucléaire.
Dans La guerre approche, l’Auteur vit avec légèreté et écrit des nouvelles sur les traces de sa jeunesse avant l’annonce bien concrète de l’arrivée d’une grande guerre.
Dans La vie civile, les plaisirs éperdus d’avant-guerre sont remplacés par l’agonie de la population, la mort de l’Art et la destruction de la Nature.
Dans Complet !, un aréopage s’enfuit dans une fusée juste avant l’explosion nucléaire.
Dans Un dessin au crayon magique, Yves Treymois dessine à l’école sa maison et sa famille puis commence à gommer les parties qui ne lui conviennent pas mais se fait surprendre par la sonnerie et en rentrant chez lui découvre sa maison détruite et sa famille massacrée.
Dans La mort du petit chat, un chaton s’est étouffé en dévorant un poisson rouge et son propriétaire se remémore les sensations à son contact.
Dans Crime de jeunesse, un écrivain de trente ans vit comme s’il en avait vingt et se retrouve condamné par un tribunal à adopter l’existence d’un ouvrier de quarante ans.
Dans L’espion, le problème se pose de choisir un projet pour une salle en hommage à un grand espion dans le nouveau Palais de la Guerre.
Dans Le facteur, un facteur au bout d’une route déserte de campagne remet à une femme la lettre qui lui annonce la mort de son mari.
Dans Rêver, un homme se rêve mort et en route pour une nouvelle vie.
Dans Après nous le peintre, la vie continue après la guerre atomique par des mutations de la substance et des modifications des lois physiques.
Dans Merrywater, un fantôme diurne profite de la tranquillité de son cimetière.
Dans La Bête de Noël, une famille pendant la guerre écoute un conte de Noël qui décrit un pays paisible utilisant un animal mécanique comme dérivatif de la violence.
Dans Venus de la montagne, des jeunes gens tués à la guerre assistent à leur propre enterrement.
Dans Passage sous les bombes, trois amis se réfugient après un accident dans une auberge sous la menace des bombes et des maladies.
Dans Le pillage du Musée d’Alger, le bâtiment après la guerre qui reste présente ne contient plus que des ersatz d’œuvres d’art.
Dans Fragments d’une histoire lointaine, un militaire en terre étrangère doit rentrer chez lui, laissant des relations féminines avortées.
Dans La pipe, la chaine de causalité menant à la guerre provient d’un glissement des responsabilités individuelles.
Dans L’espionne au cœur tendre, un homme armé entraine une femme dans sa fuite en hélicoptère comme au cinéma.
Dans Cut, une vie de cinéma se déroule comme un spectacle d’archétypes culturels américains.
Dans Pluies, un homme se réveille en pensant avoir rêvé une séparation et constate sans transition qu’il est dans une relation déjà bien engagée avec une autre femme.
Dans Grand-mère aux oiseaux, la vieille dame s’est envolée, les corbeaux se sont précipités mais la vie continue dans les fleurs qui ne sont pas encore fanées.
Dans La Bête, un homme solitaire a adopté une bête qui se nourrit de son élan vital.
Dans Les éléphants, traverser le champ de foire est la parfaite occasion de retomber en enfance parmi les attractions.
Dans L’oiseau de lune, un oiseau échappe dans le reflet de la Lune aux vains efforts d’inspiration d’un poète d’apparat.
Dans La Vénus de la ville, la vieille rabougrie reçoit l’aumône, tassée sur la première marche de l’immémorial escalier de géant.
Dans Un peu comme dans la vie, Jean-Pierre évolue à contre-courant de la société et enchaine les relations sans avenir jusqu’au mariage et la naissance des enfants.
Dans L’île, l’écrivain se dirige vers un assèchement solitaire.
Ce recueil, dont la moitié des textes sont restés inédits, renferme des contes poétiques qui s’imbriquent à merveille, politiquement engagés, souvent surréalistes mais toujours d’une portée autobiographique, piochant dans son amour de la Nature et des femmes, sa détestation de la guerre surtout, dans une langueur désabusée, une irrépressible curiosité et un ravissement dans les détails de l’existence, qu’il exprime aussi par ses quelques illustrations et amusantes lettrines.