Les Fils de Prométhée – Daniel Piret

Lobnar assiste au massacre de son clan du Territoire des Lacs perpétré par les Destructeurs, troupes sauvages à la solde du Roi Stark qui maintiennent l’ordre par la terreur. Lobnar part sur les traces d’Oltaal qui dirigeait l’expédition meurtrière pour tous ses proches, et rencontre en chemin Olg du Territoire des Brumes qu’il à se libérer de Missionnés, guerriers sacrés de l’Ethnarque Stark, puis la jeune et belle Zohra, esclave venue des Terres de Fer qui s’échappe à leur côté.
Se déroulant mille ans après le premier tome, le récit débute dans une fantasy d’action aux fulgurances gore pour très vite glisser vers le côté aventure pure beaucoup plus calme et jalonné d’étapes dans un voyage qui traine en longueur jusqu’à la révélation du contexte terrien suivant le rappel de l’épisode précédent. Cinq siècles d’un âge d’or ont suivi le retour de Prométhée sur Terre avec les Olgasaurs avant l’attaque redoutée venue de Proxis et avortée par l’emprisonnement de la nef destructrice dans une bulle d’espace-non-temps après le largage d’une armée et l’épandage d’un produit amnésique, installant un pouvoir brutal et inique sur Terre. La situation manichéenne est donc similaire au premier roman, l’histoire d’amour instantanée entre Lobnar et Zohra est conditionnée par une mémoire génétique transmise par leurs ancêtres Prométhée et Ahova. Également influencés par une suggestion technologique, ils vont réveiller les forces de la résistance endormie sous la surface terrestre et unifier les peuples opprimés pour renverser la dictature et contrer l’attaque proxienne en suspens à l’éclatement de la bulle d’intemporalité. La dimension mythique présente dans Prométhée a survécu mais l’aspect science-fictif s’est résorbé derrière une quête assez fastidieuse de répétitivité caricaturale et d’approximations scientifiques qui débouche sur les habituels bons sentiments ici déclinés dans le triptyque amour, compréhension et tolérance.

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