
Dans Mondocane, Jacques Barbéri présente le contexte, son bac à sable, qu’il utilisera dans Guerre de rien et Mondocane, une description générale des conséquences de la guerre, les changements d’échelle et l’interpénétration des corps, les perturbations quantiques qui poussent le vivant à s’adapter.
Dans Le joueur, la greffe d’un plasti-corps animal permet de changer d’identité dans une ambiance de polar traversé par des angoisses d’identité perceptive.
Dans La mort en ce jardin tel un pilote en son navire, la vie en commun dans une colonie fermée est faite d’hallucinations réalistes et de doutes perceptifs, de transformations physiques et de confusion substantielle.
Dans Drosophiles, l’Apocalypse advient, inévitable, et le temps cafouille autour de cet instant qui détricote les identités, altère la conscience des rares survivants en sursis et les modalités de la réalité physique au cœur de l’entropie.
Dans La promenade du garçon boucher, un livreur est coincé dans une boucle temporelle, tente d’en sortir mais ne fait que la complexifier.
Dans Kosmokrim, un homme tente de tuer son père tyran en voyageant dans le temps après sa propre mort, dans un cauchemar métaphysique ardu à lire et violemment symbolique, d’une portée mythologique.
Dans Le Gardien, un zoo abrite un échantillon de la société humaine maintenu en captivité sous la surveillance d’un Gardien aidé par des animaux.
Dans La lente liquéfaction des ruines mémorielles, un ingénieur survit à une chute dans un lac d’un barrage sur le point d’être détruit. Il est assailli par l’image de sa femme et l’espace-temps s’emballe dans une expérience métaphysique torturée.
Dans Jeux de piste, en proie à la soif dans le désert la population locale est retenue en otage par l’armée coloniale.
Dans Traces, une femme veut retrouver son mari qui voyage en stase dans un réseau liquide sous la surface d’une planète aride.
Dans ce recueil sombre et complexe règnent le solipsisme et la morbidité, une certaine unité lie ces nouvelles sous le signe de l’apocalypse, du relativisme, des altérations spatio-temporelles, de la solitude, du despotisme et de l’entropie.






