Les pirates des astéroïdes – Isaac Asimov

La tentative de déstabilisation de l’Empire Terrestre, au cours de la première aventure, se révèle être globale et fomentée depuis la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Depuis leur démantèlement des dizaines d’années plus tôt, faisant suite à la mort des parents de David Starr et la destruction de leur vaisseau, les pirates ont reconstitué leur organisation. Le héros va donc à leur contact et débute l’infiltration incognito.
Isaac Asimov prend plaisir à convoquer des principes scientifiques et jouer avec eux, avec sa rigueur habituelle. C’est vraiment un roman à mi-chemin entre littérature divertissante et manuel de physique chimie.
Cette science fiction épique contient aussi des passages s’approchant du droit et de la déduction, un peu à la Sherlock Holmes ; ce qui prouve la richesse multi-genre d’un écrit assez court.

Les poisons de Mars – Isaac Asimov

Écrit en 1951, ce polar science fiction est dans le style emblématique de cette époque, avec son héros charismatique, fougueux et surcompétent, l’extrapolation technologique et géologique habituelle, un peu datée concernant Mars ( de l’aveu d’Asimov).
David Starr mène l’enquête suite à l’intoxication alimentaire mortelle de plusieurs terriens ayant consommé des aliments produits sur Mars. Infiltration et espionnage le mènent dans une ferme martienne sur les traces d’une probable forme de vie intelligente souterraine. Les enjeux sont stratégiques, la Terre n’étant pas indépendante du point de vue agricole, et ces attentats bactériologiques ciblés menacent l’influence galactique terrienne. La construction du récit fait penser à la fois à Philip K. Dick et Edmond Hamilton ; un intrus débarque dans une société peu accueillante, et l’humour est toujours discrètement présent. C’est la première mission pour l’inexpérimenté David Starr, et la naissance du mystérieux Justicier de l’espace, promesse d’aventures palpitantes et un peu schizophréniques.