
Dans L’autel d’Asconel, Spartak est un reclus volontaire depuis dix ans sur la planète Annanmonde pour étudier l’Histoire de l’Empire et sa chute inexorable, et ses deux frères Vix et Tiorin sont partis à l’aventure pour laisser Hodat l’ainé d’entre eux gouverner Asconel après la mort de leur père. Un jour Spartak reçoit la visite de Vix l’informant du meurtre de Hodat et la prise de contrôle d’Asconel par les tenants d’une mystérieuse religion propageant le culte de Belizueh.
Le contexte développé est celui d’un Empire humain par procuration, légué par des extra-terrestres disparus aux compétences technologiques inconnues, un domaine galactique en déliquescence faute de maintenance et d’autorité effective. Se déploie alors un space opera dédié au divertissement, à l’action continue et à l’humour avec un antagonisme dans le caractère des protagonistes, une figure de femme qui échappe aux clichés par Vineta la compagne de Vix, Eunora une enfant mutante psychique, et des méchants distanciés, Bucyon, Lydis et Shry décrits de façon indirecte. La thématique du pouvoir par la manipulation mentale est centrale, comme un moteur pour le récit dans l’opposition entre son acception positive psychologiquement constructive de la tolérance envers les mutants et son utilisation totalitariste d’asservissement des populations rendue possible par l’abandon de l’Empire. Le socle de l’aventure réside dans une vision acerbe de l’évolution de l’humanité aliénée par un héritage qui exacerbe ses mauvais penchants à l’échelle de l’espèce dans l’intolérance, la frilosité, la passivité et la résignation s’opposant au message de simplicité, d’empathie, de sincérité, de courage et de résistance avec l’idée de construire l’avenir plutôt que de suivre un mouvement sans recul ni intégrité, illustration de la nécessité de tirer des leçons de l’Histoire, personnifiée par Spartak et ses études.