
Jessop monte à bord du Mortzestus pour rentrer chez lui, malgré sa réputation de navire hanté. Des apparitions et un accident mortel plongent l’équipage dans l’angoisse.
Le pur récit de fantastique et d’épouvante devient vite une enquête paranormale, une investigation sur l’existence des fantômes et les modalités de leur apparition. La curiosité pour cette inquiétante étrangeté s’installe au milieu des tâches incontournables de l’ancienne navigation. L’ambiance est tendue avec la promiscuité et la prévalence de la hiérarchie. Au travers de trop d’obscurité et de trop de brouillard, entre illusion et matérialisation, un voile recouvre les perceptions avec ses déchirures dans la trame qui délimite des dimensions concomitantes qui coïncident difficilement. L’horreur est entraperçue puis devient palpable dans une révélation paralysante aux implications d’une poésie horrifique connectée à Lovecraft dans la démarche de rationaliser le surnaturel dans un témoignage et à Jean Ray : un équipage fantomatique sort de leur navire hanté qui navigue sous l’eau. Cette histoire repose sur la vie à bord d’un vieux bateau à voiles avec son vocabulaire immersif et sur l’irruption du fantastique dans le réel.