
Après une soirée bien arrosée pour son anniversaire, Gabriel dit le Poulpe se fait voler le cadeau que Pedro lui a fait, une manivelle pour un train d’atterrissage, par un nain qui s’enfuit en scooter. La poursuite le mène jusqu’à une décharge occupée par des déchets humains, armés et débiles, ne souhaitant pas parlementer pour si peu. Parmi eux une prostituée junkie officie sur place et un tueur s’occupe de ses clients, une enquête désagréable se présente au Poulpe au milieu de la misère.
L’intérêt du livre repose sur sa galerie de personnages impayables et sur un dynamisme de situation avec son héros qui se démène dans ce cloaque, ses bons sentiments ne lui attirant que des ennuis. Il faut dire qu’en 130 pages on ne s’ennuie pas une seconde dans ce polar crasseux, un modèle du genre.