Lovecraft – Sous le signe du chat – Boris Maynadier

L’auteur se base sur le devenir-animal décrit par Deleuze et Guattari pour explorer la relation spéciale de Lovecraft avec les chats. Lovecraft est territorial, il s’identifie à sa ville et il était très attaché à leur maison construite par son grand-père. Son chat va disparaitre lors de leur déménagement pour un appartement modeste. Providence restera son territoire, à New-York la greffe ne prendra pas. A son retour, il aime se promener longuement la nuit et demeure naturellement contemplatif, témoin rêveur de la course du monde, et va murir en lui l’idée de la cité d’Ulthar. Ses textes tournent autour de métamorphoses perpétuellement en devenir. Les chats ont accès au monde des rêves et détiennent des secrets, ce qui renvoie à la mythologie égyptienne. Dans la société un anthropomorphisme aveuglant domine, seuls comptent le salut religieux, le travail et l’argent, ce qui fait de l’homme un esclave.

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