Le Necropandomenium – Abdesselam Bougedrawi

Ce recueil de courts contes d’inspiration orientale est intimement lié à l’œuvre de Lovecraft en citant dès le début le Necronomicon et Abdul Alhazred. On suit donc les aventures de Abou Oumaïda El Aaraji qui est lui aussi un poète arabe dément, peut-être un lointain cousin ou un ersatz qui ressemble parfois à Nyarlathotep, on ne sait pas, sans date pas de repère de contemporanéité. Il rencontre Ithar qui recherche la Cité d’Enaï, et l’onirisme s’installe dans un pastiche simpliste des textes des Contrées du Rêve avec sa quête symbolique toute en cheminement. Ce n’est pas de la fantasy mais plutôt une tentative de poésie maladroite, une structure de conte lourde et une philosophie inexistante, à part une nostalgie paresseuse et une circularité vaine, avec une vision de la femme rétrograde. Ce livre étrange a le mérite d’exister pour montrer à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire.

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