
Renaud n’a pas de travail, pas d’argent et il habite gracieusement dans une maison que possède son oncle. Une nuit, un grand vacarme le réveille et il découvre dans le grenier le toit transpercé et au sol un sarcophage métallique dans lequel repose un calmar rose. Il fait difficilement la différence entre cauchemar et réalité, il est fasciné et harcelé par une sorte d’ectoplasme sous la forme de larves gluantes ou de divers animaux dégénérés. L’entité cherche à l’infester, à s’insinuer dans son corps et son esprit pour l’assimiler, et il constate sa métamorphose avec frayeur et curiosité.
Le fantastique extravagant débarque dans la banalité du quotidien. Dans une atmosphère angoissante d’horreur biologique, d’une poésie des fluides, le texte raconte le ravissement malsain du héros et sa connivence avec l’horreur cosmique rose, hommage d’une science fiction fantastique bigarrée à Lovecraft.