Monitor Man – Alain Venisse

Dès le début, la référence à Lovecraft est faite, un adepte du culte de Yog-Sothoth sacrifie des jeunes femmes en son nom. Deux policiers enquêtent sur ces meurtres, sans résultat, mais le tueur associe ses talents en informatique à des braqueurs de banque et les trahit. Leur vengeance est impitoyable et avant de mourir, le séide devient Monitor Man grâce au Grand Ancien. Devenu impalpable, il se réfugie dans son système informatique et peut se déplacer dans les réseaux, contrôler tout terminal connecté. Le délire monomaniaque de l’assassin exprime beaucoup d’humour kitsch à prendre au second degré dans une référence très appuyée à Shocker de Wes Craven.
Ce polar sombre et gore a un côté technologique bien identifié en 1997, le tueur monstrueux hante minitels et internet dans une sorte de cyberpunk lovecraftien. Le récit est bien construit, avec une fantaisie communicative et du rythme pour dérouler un polar qui a tout du mélange entre les films Evil Dead et La Momie, l’informatique en plus, d’une inspiration lovecraftienne édulcorée.

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