
[06/11/25] Erik laisse femme et enfant derrière lui pour trouver le légendaire pays où le soleil se couche le soir venu, accompagné entre autres par Ragnar Barbe-Fourchue, Sven le Fort, Thorkhild, Thangbrand, Ulf Sigfusson, Olaf Hamundson et Gunnar Longues-Jambes à bord de son navire le Dragon doré.
Ce conte initiatique est un voyage dans la tradition orale scandinave qui s’appuie sur une naïveté poétique, des créatures merveilleuses issues du folklore et des situations inopinées comme autant d’épreuves ou d’énigmes destinées à contrecarrer ou ralentir l’aventure dans une succession d’étapes couronnées d’enseignements et de résilience. Car le voyage est intérieur en direction de la sagesse, du courage et de la connaissance de soi. Au-delà des apparences réside la simplicité de l’existence et la vérité de l’action en accord avec les sentiments partagés et l’unité indépendamment de l’espace et du temps. Non seulement la Terre est plate mais elle est creuse, la séquence du Bord du Monde est un monument de bravoure très visuel, sommet de l’archaïsme conceptuel puissant et du symbolisme métaphysique qui infusent tout le texte, rappelant l’œuvre d’Homère dans sa richesse flamboyante héritée du polythéisme, s’appuyant sur les illustrations inspirées de Boulet et convenant à tout âge par sa fécondité imaginative et son déroulement de fable positive comme parabole du fait de grandir et de mûrir.
[03/04/22] Terry Jones, un des piliers des Monty Python, se sert de son imagination débordante pour composer cette saga inspirée par la tradition nordique des contes imprégnés de voyage et de mythologie. Erik décide de partir avec son équipage à la découverte de contrées inconnues, à la façon d’Homère, dans des aventures dépaysantes, succession d’épreuves faisant appel à la sagesse et au courage.
Les créatures sont surréalistes et les différents personnages se retrouvent dans des situations cocasses, résolues avec une morale simple et atavique. Pas assez naïf pour rebuter les adultes, ce récit convient parfaitement aux enfants car il est amusant, volontairement archaïque, court et très visuel. C’est un exercice de style parfois un peu rigide au niveau de la forme, mais le contenu est un conte onirique d’une créativité débridée.