118 h avant la fin – Pierre Gévart

Dans Souriez, vous êtes filmés, Joyce commence à étouffer dans la société de surveillance supervisée par Biopax. Le sourire devient un masque face à la technologie qui analyse les humains, manipule leurs humeurs et prolonge leur vie, dans un vrai cauchemar dystopique.
Dans Hors saison, Léopold montre à Tonio, un restaurateur italien, une pèche fraiche en dehors de la saison. Le voyage dans le temps est traité de façon humoristique, confrontant idéalisme et pragmatisme.
Dans Situation désespérée, Kolya dérive après un accident survenu lors d’une sortie dans l’espace. Cette expérience limite pose un parallèle surnaturel avec l’histoire de son grand-père mort dans une situation similaire.
Dans L’archiviste, Castérac découvre un carton d’archives datant de 1999 non numérisées et concernant un concours de nouvelles sur l’avenir. Cette nouvelle sereine constitue une mise en abyme de la lecture d’une science fiction d’anticipation écrite très longtemps auparavant.
Dans Joe, la mémoire de Joe se trouble au moment de sa mort. La description de la réincarnation est a la fois géométrique et métaphysique.
Dans Cent dix-huit heures avant la fin, le capitaine d’un vaisseau interstellaire arrive à destination d’une planète à coloniser, éprouve déjà la nostalgie de la vie spatiale et en discute avec Jody son ordinateur de bord. Cette nouvelle développe l’idée d’une conscience synthétique inquiétante.
Dans Premier contact, hélas !, un vaisseau humain est arraisonné par des extra-terrestres vulnérables à l’hélium. Le texte a un côté enjoué derrière le fatalisme, une vraie introduction à un spectacle dystopique d’invasion.
Dans Corps diplomatique, un ambassadeur étire son spleen alors qu’il est sur une planète aux conditions très hostiles pour une réunion diplomatique en scaphandre. Cette nouvelle laisse imaginer les dialogues à venir entre les protagonistes.
Dans Patrimoine naturel, des résistants protègent des terrils recouvrant une centrale nucléaire abandonnée au nom du devoir de mémoire, dans une nostalgie futuriste ironique.
Dans Accéléré, un homme a passé sa vie subjuguée par la statue glacée d’une femme inaccessible.
Dans Le prix de l’or, une délégation extra-terrestre visite un musée terrien. C’est un exemple humoristique de psychologie étrangère et d’incompréhension entre espèces, illustration du relativisme.
Dans Relégation relative, Léo est payé pour convoyer des criminels dangereux sur une planète habitable. Cette nouvelle fait écho à la précédente, se basant cette fois sur le délai du voyage et l’hibernation calquée sur la génétique de la marmotte.
Dans Merde, ils ont bougé !, l’homme découvre la vie sur Mars sous la forme de rochers.
Dans La promenade, un homme propose à sa femme robot une promenade aux Tuileries. Cette histoire renverse la dialectique entre créateur et créature, humains et machines.
Pierre Gévart est un nouvelliste jardinier qui plante avec concision et facétie des chemins de réflexion en suggérant des thématiques fertiles à étirer, des histoires à compléter dans un monde humain envahi par l’intelligence artificielle et le premier contact déstabilisant.