Et le dernier humain mourut – Peter Randa

Guy Barsac est un haut-responsable déchu, en bas de l’échelle sociale et abandonné par sa femme Dééva dix ans plus tôt. Arlam apparait devant Guy, se présente comme venu d’une autre dimension dans le futur et lui propose d’organiser la recolonisation de la Terre d’une humanité clairsemée.
C’est avant tout un roman d’aventure, dévoué au divertissement léger et privilégiant une science fiction de gadgets malgré quelques réflexions sur le continuum spatiotemporel ou l’immortalité sans entrer dans les détails. Le livre est daté par son anti-héros misogyne et l’inanité des personnages féminins, Dééva étant transparente et l’androïde Jill Laver / B 5 l’incarnation de l’odalisque, l’expression d’un fantasme radical d’assujettissement. L’action repose sur des manipulations et des trahisons, des volte-faces et des révélations dans une ambiance d’espionnage. Le mensonge est le moteur du récit, la conclusion est la disparition de l’humanité, la nature mégalomaniaque du dernier humain s’oppose au sursaut d’instinct de l’espèce chez Guy dans des considérations contradictoires qui mènent à un fouillis de rebondissements et une éthique brouillée par un traitement des personnages totalement lunaire.