
Des colons sur Mars apprennent qu’une guerre nucléaire a éclaté sur Terre. Ils sont informés par un message vidéo enregistré et toute communication directe est impossible. La base est divisée en quatre modules séparés : américain, chinois, russe et eurasiatique. La situation est tendue entre reflet terrien et utopie de l’unité, communautarisme et solidarité de pionniers, sentiments et méfiance, vie précaire et morts lointaines.
On suit cette micropaléobiologiste dans cet imbroglio géopolitique, anticipation proche pleine d’angoisse. Certains passages montrent un sérieux à propos de la science en utilisant des notions abordables dans diverses disciplines. L’histoire de huis-clos international sous la forme d’un thriller psychologique, une dystopie technologique qui mélange action et réflexions écologiques, est bien trouvée en développant l’idée de l’homme en tant qu’espèce et sa capacité à s’installer sur des planètes lointaines, thèmes importants de la science fiction.