
Rek survit dans une région désertique en ruines depuis les Grandes Guerres où il faut creuser pour trouver de la nourriture et des vestiges de la civilisation. Il rencontre Orda Blue, une prostituée entourée de deux malfrats patibulaires, Prof et Bolk, et peint à l’aide de son matériel déterré en même temps qu’une pierre étrange un portrait de la diva. La pierre et le tableau combinés par la lumière de la pleine lune ouvrent une porte sur un monde parallèle.
L’ouverture post-apocalyptique du roman installe une ambiance de comédie surréaliste très réussie jusqu’au passage à l’univers parallèle, mécanisme de fantasy qui ne choisit pas vraiment entre science et magie fantastique, qui se résume à une aventure sans véritable quête et à une action constituée d’infiltration et de furtivité. L’histoire empile donc les genres sans les développer et se repose sur une forme de vaudeville très sexué qui mène à des scènes gênantes dues au contexte amoral et aux personnages ignobles se complaisant dans une misogynie automatique. Le résultat est un texte dédié au divertissement et basé sur le dédoublement des personnages, passant d’une Terre condamnée à un monde totalitaire et cherchant la libération, qui offre surtout des scènes de varappe et de cache-cache dans un mélange de bonnes idées et d’outrances paillardes.

