Le gouffre du diable / Les naufragés d’Orphée – Christian Grenier

Dans Le gouffre du diable, Étienne à 15 ans est en vacances chez ses grands-parents absents pour toute la journée du dimanche et Jo son ami de 18 ans passe le chercher pour une virée surprise, une expédition spéléologique dans le gouffre du diable, lieu de graves accidents un demi-siècle auparavant. Cette aventure imprudente ponctuée par un incident attendu apporte l’occasion de se familiariser avec l’hydrologie, la géologie et la spéléologie, en insistant sur la nécessité des conditions de sécurité basiques pour profiter des merveilles souterraines, malgré le dénouement heureux grâce au courage et à la jugeote du jeune héros.
Dans Les naufragés d’Orphée, Gil Lakmi à 19 ans part avec Maïa une robiole à bord du Lumi 13 pour secourir sur la planète Orphée l’équipage du Lumi 9 qui ne donne plus signe de vie depuis plusieurs mois. Au-delà de l’aspect space opera, de la dimension émotionnelle du sauvetage de ses parents, des éléments de robotologie et de la possibilité d’une romance entre humain et être artificiel, cette petite histoire science-fictive relie le premier récit au second, le présent à l’avenir, dans une mise en valeur des notions hydrologiques discrètement placées dans Le gouffre du diable et concrétisées dans le message écologiste qui clôture Les naufragés d’Orphée en expliquant l’interdépendance des éléments d’un biotope et en présentant la fragilité de l’écosystème de la Terre qu’il faut chérir aussi pour sa rareté à l’échelle cosmique, pour constituer un livre parfaitement adapté au milieu scolaire qui instruit et fait réfléchir tout en restant divertissant dans une belle démarche didactique.

Laisser un commentaire