La nécessité écologique – Jean-Pierre Andrevon

Ce court essai répond d’abord aux attaques de « l’appel d’Heidelberg » dans le cadre de la conférence de Rio en 1992. L’opposition à la considération écologiste en marche révèle l’inertie et l’obscurantisme d’un système sociopolitique basé sur l’expansionnisme capitaliste et sa logique de développement exponentiel quantitatif menant immanquablement à une saturation des possibilités naturelles.
Jean-Pierre Andrevon montre la nécessité d’un changement de paradigme, une rupture et une alternative globale portée depuis le début des années 70 pour sortir d’un engrenage, chiffres à l’appui, qui se nourrit de l’aveuglement individuel conforté par la conservation du pouvoir et des profits par les dirigeants politiques et industriels. L’urgence de la situation provient de cette soif productiviste inextinguible reposant sur les énergies polluantes, de la notion écrasante de progrès à tout prix et de la conjugaison de l’anthropocentrisme et de la surpopulation sous l’égide des religions. Tous ces facteurs creusent les inégalités terribles entre les peuples et entretiennent l’impossibilité d’une justice à l’échelle de l’Humanité, d’un fondement éthique pour que s’impose le respect de la nature comme condition de survie.
Apparait alors la dimension utopique de la compréhension et de la responsabilisation découlant de l’éducation, harmonie et cohérence planétaires inatteignables laissant place au chemin balisé de la dystopie malgré les faibles lueurs d’espoir. Changer ou disparaitre.

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