
A Miami, Le Bateleur rejoint un collègue de la Section Recherches Extraterrestres qui le met sur la piste, avant d’être assassiné, d’une mystérieuse veuve occupant le parasol vingt-sept du Bliton Palace.
En bonne suite de Le peintre des orages, les contacts du Bateleur ont tendance à mourir mais parviennent à l’aiguiller dans le jeu de piste plein d’action et de rebondissements. L’aspect polar est toujours dominant avec le côté aventure en plus globe-trotter, passant des États-Unis au Maroc, l’Italie, la France et l’Indonésie. Des petits détails science-fictifs flous sont disséminés surtout pour justifier l’exubérance du récit et du grand méchant psychotique Hortengul Alam Delapan, Président-Gouverneur de l’Indonésie, alors que la dimension gore si affirmée dans le premier tome a quasiment disparu. La narration est toujours linéaire dans l’enchainement des péripéties et le style d’écriture s’épanouit dans l’emphase, au service d’un divertissement sans pause avec une tentative d’enrichissement par une aventure plus cosmopolite, un contexte post-apocalyptique discret et une histoire scindée en deux axes qui ne font qu’ajouter à la luxuriance grotesque du tableau pourtant efficace dans le mélange de science fiction loufoque et de polar d’aventure sulfureux, juste un peu moins graveleux.