Le peintre des orages – Alain Billy

Le Bateleur, membre de la Section Recherche Extraterrestres, part en mission en Indonésie sur les traces de son collègue disparu alors qu’il pistait un alien.
La première moitié du livre est totalement dénuée de science fiction, déroulant une intrigue de polar dans un pur divertissement de surveillance et d’infiltration, entre un gang d’allumés et les services secrets, truffé de touches de gore, de torture et de bagarre, de salace et de testostérone pour soutenir une action frénétique. La narration repose sur Le Bateleur, personnage libidineux et volontaire, le chef de gang Ken Arok est son pendant nécessaire en plus sombre et cynique, alors que les personnages féminins oscillent entre feinte fragilité et potentielle traitrise. L’efficacité de l’histoire pallie son manque d’ampleur et de profondeur, la nature tropicale et ses volcans instaurent une ambiance écrasante, moite et menaçante où règnent la brutalité et la prostitution enfantine, dans une expérience âcre de grand spectacle et de saynètes grandiloquentes. La présence de quatre courtes séquences science-fictives tirant sur le fantastique suffit à faire entrer ce texte dans la collection Métal alors qu’il était calibré pour la collection Gore avec son contenu licencieux.

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