Le dieu de lumière – Jean-Pierre Andrevon

Avec le commandant Patrick Bensousan, Carol Garth, Anne Trauberg et Gio Esposito forment l’équipage de l’Hélios, un vaisseau spatial qui utilise la translation dans l’hyperespace. Leur mission de reconnaissance les mène vite sur une planète similaire à la Terre, au milieu d’une guerre entre des humanoïdes et une espèce de rapaces.
La science fiction d’aventures dans l’inconnu, après une introduction technologique et historique du contexte post-apocalyptique de la Terre, bifurque rapidement sur une fantasy ethnologique par l’étude à la fois évolutive de la volaille et historique des humains natifs de la planète Volière nantis d’équipements techniques anachroniques et baignés d’une religion qui dans leur ignorance fait l’amalgame entre magie et science. Cette épisode auprès d’une humanité primitive se clôture de façon abrupte pour mettre en évidence le moteur science-fictif du récit qui réside dans la nature quantique de l’hyperespace et ses paradoxes temporels. L’équipage se rend donc au centre de la Fédération galactique humaine dans un avenir lointain, sur Octar une ville-planète abandonnée par les hommes au profit des robots. La vision épistémologique derrière la structure du texte montre une circularité élastique à travers l’humanité qui régresse dans une croyance aveugle ou qui progresse dans la technologie jusqu’à la disparition écologique naturelle du cadre de vie, victime dans les deux cas d’une amnésie. Le nombre de pages ne permet pas d’approfondir les personnages pleins de vitalité et qui servent à scinder la narration pour éviter une morne linéarité et construire le mécanisme puissant et central du voyage temporel, laissant un peu de place pour des idées comme des héros échangistes ou un chat qui parle.

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