Les gros seins de la petite juive – Jean-Pierre Andrevon

L’exercice du témoignage basé sur des souvenirs d’enfance mène Jean-Pierre Andrevon à Grenoble dans la période de la Seconde Guerre Mondiale. Certaines séquences de jeunesse ont trouvé une explication, d’autres sont plus floues et réticentes à la chronologie alors que d’autres encore restent définitivement incertaines. Ce travail de mémoire est synesthésique, appelle l’émotion et fait briller la naïveté, puis vient le décalage et le sentiment rétrospectif de culpabilité. Le court texte plein d’humanité montre que le temps pousse à la spéculation sur les possibles s’échappant dans une trame inconnue et prouve qu’une indépendance d’esprit est possible au-delà du contexte familial. Derrière la découverte de la sexualité se trouve le mystère de l’autre, et émerge la vision d’une époque mouvementée qui marque l’être en devenir.

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