
Dans Six étages à monter, un homme entre dans l’immeuble qu’il habitait avec sa famille. Un fantastique poétique se développe par une nostalgie en décalage avec la réalité temporelle d’une déliquescence.
Dans Le sacrifice, le beau-père depuis quelques mois d’une jeune fille sauvage à son égard organise leur fuite de la ville paniquée. L’atmosphère d’inquiétude pour la petite Syrinthe se transforme en sanglant complot générationnel.
Dans Entropie, un homme rentre chez lui et tout se délite, il expérimente l’inversion de la flèche du temps, voyage immobile cerné par les guerres.
Dans Un enfant solitaire, Ludovic Janvier a sept ans lorsque le monde se fige autour de lui, le temps s’arrête, les corps immobiles sont en équilibre en contradiction avec les lois de la physique et le garçon se rend vite compte qu’il vieillit. Le protagoniste se retrouve piégé dans une perturbation quantique pour vivre l’insignifiance de l’homme.
Dans La veuve, un homme tombe amoureux de Léonora, une jeune veuve mystérieuse qui accepte le mariage s’il est célébré dans son village natal. Cette histoire classique de vampirisme repose sur son ambiance inquiétante pleine de malignité sous-jacente.
Dans Le cimetière de Rocheberne, la vie suit son cours dans le vieux cimetière bercé par la quiétude de la nature, loin de l’agitation citadine, dans une histoire lancinante de fantômes.
Dans Eau de boudin, une pandémie inconnue pousse la population à se liquéfier dans un raz-de-marée de vomissements, cataclysme à l’ampleur biblique, apocalypse aux accents écologistes.
Ce recueil privilégie un fantastique qui cultive l’étrangeté autour de la mort et de fantômes, qui atteint une puissance conceptuelle fascinante en se couplant à la science théorique dans Entropie et Un enfant solitaire.