Miroirs d’univers – Maurice Limat

Ken Erwin, ancien navigateur accompagné par la journaliste Gilda Moor, rend visite au Docteur Arton dans son laboratoire des Alpes atteint par l’hélicoptère que pilote le mécanicien Jo Fernat. Arton leur présente le cosmoscaphe, sa dernière invention permettant de communiquer avec tout l’univers en se servant des courants de métachyons comme onde porteuse. Ken trébuche, se retrouve accidentellement projeté sur une planète inconnue et découvre un projet d’invasion de la Terre par une espèce d’humanoïdes.
La base du roman est une vraie science fiction amenée par la trouvaille d’une nouvelle particule dans une ambiance de révolution scientifique, mais l’aspect action-aventure et le divertissement prennent le dessus. Une touche de fantasy est apportée par le contact avec un nouveau monde, déviant vers son pendant militaire d’infiltration et d’espionnage, cultivant l’amalgame entre science et magie. Malgré une candeur certaine dans la narration, le second degré omniprésent et le point de vue développé de chaque personnage permettent de relativiser la misogynie incontournable d’Arton qui reste un personnage secondaire et une sexualisation digne de l’adolescence accompagnée de sentiments amoureux aussi soudains qu’intenses. Cette immaturité est à peine atténuée par des réflexions sur l’astrophysique dans une structure épistémologique timide. L’histoire multiplie surtout les rebondissements sur le modèle du pulp dans le style d’Edmond Hamilton, à la construction dynamique et dans une euphorie laissant peu de place à une réelle profondeur dans une histoire quantique légère et inoffensive.

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