
Dans La Reine de Zangalar d’Émilie Querbalec, la Reine Analaya se voit vieillir et se sent délaissée par le Roi Zangalar rendu potentiellement immortel par l’intervention de Dieux cosmiques. La découverte de son propre clone dans un laboratoire aiguise la jalousie d’Analaya. Cette nouvelle se nourrit de l’alliance entre fantasy et space opera, exercice de style assez classique déployé avec inventivité, centré sur un personnage féminin indécis et sur un tyran plein d’assurance qui glissent vers le théâtre tragique et une dimension mythique entre Éros et Thanatos.
Dans Sombre-mort de Foenidis, un cavalier noir sème la terreur et les cadavres sur son passage à travers la campagne. Cette fantasy médiévale oscille entre l’ambiance magique et mythologique, la malédiction du pacte pour retrouver l’amour perdu et la cruauté de la matérialité. La construction du récit permet d’humaniser le cavalier noir et de développer son supplice inexorable.
Dans La Déesse des sables d’Aurélie Genêt, Etei est un prêtre dévoué à l’Empire et au Dieu Unique Ardeo qui va faire pénitence, après le meurtre de son beau-frère violent, dans le bastion éloigné d’Ivnoa. Il traverse alors le désert et trouve un endroit totalement abandonné. Sous la forme d’un conte ironique, cette fantasy s’attarde sur la foi aveugle et la pratique rétrograde du monothéisme, et surtout du doute dans la croyance nourri par une crise psychologique du protagoniste face à la nature humaine exacerbée par la magie.
Dans La Gloire Écarlate de Fabrice Pittet, Bastan est un jeune archer, déterminé à rejoindre les Rodashiens depuis qu’il a assisté à une des interventions de cette troupe de mercenaires. Il se rend alors aux arènes de Merial-Phur pour subir les épreuves de sélection. Cette fantasy médiévale se base sur l’initiation de Bastan pour faire émerger un questionnement psychologique menant à l’amoralité mais ne transcendant pas l’absurdité de la guerre.
Dans Les Yeux d’Aurélie Genêt, une jeune fille est harcelée par des forces démoniaques. Entourée de fantastique et d’occulte, la fantasy urbaine ajoute à la classique histoire de fantômes une poésie sombre.
Dans Les Épées de la Colère d’Olivier Lusetti, la reine Vivpière teste son jeune fils dévoré par des crises de démence sanguinaire en organisant un duel au sommet, dans une très courte nouvelle faite d’escrime.
Dans La dernière Houri d’Olivier Lusetti, Shan est choisie pour s’unir au Chaman du peuple de l’île de Jeju. Cette fantasy mêlant géopolitique et magie dans la Chine Ancienne déploie un contexte en rapport avec la nouvelle précédente de guerres et de malédictions.