
Un bar et un hôtel de passe contrôlés par Claudie Camelonne le Belge voient leur activité perturbée par un chauve qui distribue les mandales et joue du couteau de dinette.
L’histoire met de côté le Dobermann et son équipe pour se focaliser sur la guerre des gangs à l’échelle européenne qui oppose le Belge au Chauve, avec le commissaire Simonetti qui tente un coup de billard pour affaiblir le crime organisé et l’inspecteur Clodarec qui tente d’exister dans son placard du DER. L’action est motivée par les faux-semblants et les trahisons faisant sortir Jo le Triste et son frère Moustique de la bande du Dob pour s’empêtrer dans la violence déchainée et des scènes à la limite du gore, enrichies d’un humour décapant et d’un argot omniprésent tout au long du livre. Le Dobermann demeure en périphérie de ce polar brutal et bien rythmé, une petite parenthèse animée par Tranoy le grand méchant ex-flic du GIGN qui a pété les plombs et par la police qui tient bien son rôle amoral, un bel exercice de style plein de vitalité et de létalité avivant l’aura mystérieuse du Dob.