
Des sphères d’énergie ont envahi la Terre dévastée et sont regroupées dans des Villes de Force. Chaque année à la même date arrive le Jour d’Horreur, les humains subissent une torture mentale et physique intolérable mais le capitaine Geoffrey Maddox, à la tête d’un détachement-suicide de l’Armée, mène la résistance aux Sphères.
Au-delà de l’action surnaturelle et de l’aventure post-apocalyptique, ce roman s’approche de la quintessence de la science fiction par les expérimentations menées sur le plasma venu d’une autre dimension, sa nature, ses propriétés et ses implications métaphysiques à l’aide de théories relativistes. La première moitié du livre est dans la droite lignée de l’apport thématique lovecraftien d’une humanité dérisoire face à l’horreur cosmique, l’intensité de la traque et l’incompréhension, puis dans la seconde se déroule la grande tradition de l’évolution de l’espèce via la psychokinésie et la télépathie, une discipline cathartique vers une clarté de la raison et une libération. Par la communauté de pensée la narration s’enrichit en entremêlant les discussions mentales et les dialogues audibles, compartimentation poreuse jubilatoire. Cette aventure mélange une action tendue, une grande exigence scientifique et un parcours initiatique vers l’unité empathique de l’humanité et sa compréhension structurelle de l’univers dans l’étude de l’inconnu au-delà des perceptions à l’instar de Le monde aveugle.