
Dans Retour au sabbat, un obscur acteur autrichien se fait engager à Hollywood pour fuir une menace de mort. Cette nouvelle cherche l’horreur derrière les artifices, hésitant entre satanisme et luciférisme, aboutit à un surnaturel de l’innommable et de l’illusion visuelle.
Dans Enoch, Seth confesse après son arrestation l’influence qu’a sur lui un démon pour le pousser au crime. Cette version psychologique et sardonique du mauvais génie qui tire les ficelles de sa marionnette mène à un surnaturel concret.
Dans Chapardage, une vieille femme recluse et considérée comme une sorcière par les gamins meurt dans l’incendie de sa maison. Son chat poursuit alors le responsable. C’est une variation classique du fantastique félin et de la sorcellerie.
Dans Le Tunnel des Amoureux, une attraction combine l’Amour et la Mort pour son propriétaire, entre névrose et prédétermination.
Dans La maison affamée, un couple emménage dans une vieille maison, perçoivent des présences fantomatiques et découvrent des miroirs enfermés dans un réduit du grenier. Le thème de la maison hantée est traité par le biais des surfaces réfléchissantes avec une référence à Narcisse et des reflets qui ouvrent sur un autre monde.
Dans Les fabricants de rêves, un journaliste part à la rencontre de vieilles gloires du cinéma muet. Un fantastique léger met en valeur une profonde nostalgie et des questions sur le déroulement de l’Histoire.
Dans Sweet sixteen, un anthropologue renseigne son nouveau voisin sur son étude en cours à propos de la délinquance juvénile, développant une théorie basée sur l’influence des incubes sur le cours de l’Histoire. L’ambiance est lourde de menace mais conserve une légèreté ironique et macabre.
Dans L’œil avide, une pierre taillée est au centre d’affaires de meurtre. Cette histoire de possession cultive une dimension lovecraftienne en introduisant une vie cosmique.
Dans Un fabuleux talent, un orphelin devient un virtuose de l’imitation tandis que des morts brutales surviennent autour de lui. Clin d’œil à Lovecraft, cette nouvelle met en scène un être venu des étoiles doué de mimétisme absolu, avec une mise en abyme amusée du cinéma et de la science fiction.
Dans Commis voyageur de la mort, l’humanité tente de lutter contre la surpopulation avec une campagne en faveur du suicide. C’est une anticipation par l’absurde, un lâcher prise dystopique d’un humour grinçant.
Dans Le labyrinthe éducatif, des bébés sont élevés dans un laboratoire souterrain automatisé, guidés le long des étapes de l’évolution humaine par des robots. Cette nouvelle de science fiction post-cataclysmique est d’une profonde ironie pessimiste.
Dans Un crime des plus singuliers, Kane essaie de convaincre son ami Woods qu’une mallette de chirurgien trouvée dans une brocante est celle de Jack l’Éventreur. Le fantastique sombre glisse vers la science fiction, la référence au célèbre tueur est prétexte à une histoire de voyage dans le temps.