
Quelques mois plus tard, Jim la Glisse est marié à Angelina enceinte et guérie de sa psychopathie, ce qui met fin à une nouvelle cavale loin de l’Agence. Il est tout de suite chargé d’enquêter sur Cliaand dans une société sécuritaire paranoïaque à l’origine d’une conquête galactique guerrière.
L’aspect polar noir et l’ambiance qui en découle ont preque disparu pour laisser place à l’infiltration et l’espionnage avec l’exubérance attendue dans des plans complexes. Jim la Glisse s’immerge dans la hiérarchie militaire d’une sorte de régime nazi, se fait arrêter et goute à la torture mentale. Parmi une action décousue, le bellicisme et l’expansion militaire, avec des méthodes d’ingérence et de colonisation brutale, sont dénoncés, incarnés par Kraj, grand méchant assez insipide. La plus grande partie de l’histoire se déroule sans présence féminine et son retour à la fin brille par la caricature faite de gloussements et de docilité, perdue entre le second degré et l’ironie. Le premier choix difficile à comprendre est d’avoir escamoté Angelina dès le début, brisant la continuité des tomes qui deviennent bancals. Ensuite le personnage principal est devenu plus sexiste, l’ambiance est moins sombre, le contraste est frappant avec le précédent livre, le premier était déjà assez lunatique et le second ne fait rien pour rééquilibrer l’ensemble. Mais l’ambition n’est pas là, plutôt dans la surenchère d’un amusement anarchique où le anti-héros devient simplement un héros massif, un joueur d’échecs débordant de fierté.