
James Bolivar diGriz alias Jim l’Anguille est un voleur qui a du panache et n’a jamais accepté une société policée et génétiquement façonnée. Lors de son dernier coup il est arrêté par Inskipp et engagé de force dans la Brigade pour traquer des vrais criminels, des meurtriers.
Le côté polar sombre à la première personne est contrebalancé par sa transposition dans un contexte science fictif d’une exubérance confinant à la comédie avec le anti-héros un peu dépressif et une galerie de personnages exagérés comme des archétypes, avec des gadgets et des concepts scientifiques, avec peu de soucis pour la crédibilité, la cohérence et la profondeur du récit, entérinant la dimension divertissante de ces aventures au rythme soutenu, à la frontière de la fantasy et du space opera aux descriptions de voyages raccourcies. Jim l’Anguille n’a de cesse de projeter des plans complexes que seule Angelina, femme fatale et criminelle de génie dérangé, peut contrecarrer, unique figure féminine du roman qui devient une obsession pour lui entre attraction et répulsion. Cette fibre psychologique est développée jusqu’à une fin abrupte qui appelle une suite.