La Terre est un berceau – Arthur C. Clarke / Gentry Lee

Carol Dawson est une journaliste renseignée sur un incident lors du tir d’un missile secret par l’Armée qui s’est échoué dans le Golfe du Mexique et perturbe le comportement des baleines. Un ancien chasseur de trésors sous-marins accepte de l’aider.
Le roman débute comme un thriller écologique et psychologique développant les trois personnages principaux, une femme ambitieuse, un marin brisé et un commandant de la Marine désabusé, à l’aide de portraits émotionnels en flashback. Les protagonistes sont mus par le sexe, le pouvoir, l’argent et la religion, apportant une ambiance sombre et incertaine, et les intermèdes de science fiction cultivent le mystère de la présence d’une technologie exotique pour les hommes concernés par leur propre sort dans un contexte de Guerre Froide, de racisme, de machisme et de crise religieuse. Cette histoire de premier contact permet de faire la critique de l’esprit occidental et l’intérêt qui réside dans le côté science fiction se trouve dans la civilisation basée sur cette ingénierie combinatoire microcosmique seulement entraperçue, l’intrigue sentimentale et émotionnelle prenant totalement le dessus avec une nonchalance dans l’humour un peu forcé, une absence chronique d’explications scientifiques et totale d’ambition cosmique et métaphysique pour faire le lien avec les courts interludes de space opera isolés. L’idée de base est intéressante à propos de l’origine de la vie et de son évolution, la Cause Première et la transcendance universelle, message de paix et de tolérance dilué dans une illustration à l’échelle existentielle et relative d’humains comme les autres, dans un récit rempli d’une débauche de considérations psychologiques et une tendance à l’action aventure un peu dérisoire.

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