Engrenages – Roger Zelazny / Fred Saberhagen

Donald BelPatri mène une vie insouciante jusqu’à son désir de présenter Cora sa nouvelle ami à ses parents. Il se rend compte que sa tête arborant des cicatrices inexpliquées est bourrée d’amnésie et de faux-souvenirs. Recouvrant lentement la mémoire, il se souvient de son ancien employeur et constate son don d’empathie avec les machines informatisées.
Débutant comme un thriller paranoïaque, une action nerveuse s’immisce avec les pouvoirs paranormaux des anciens collègues de Don mais le récit se focalise sur la dimension psychologique de son réveil et sur son propre talent par des séquences cyberpunk d’un symbolisme métaphysique. A aucun moment le surnaturel cède à l’exubérance totale et il plane plutôt un sérieux assez sombre, un questionnement sur l’éthique et la dictature éclairée. Au-delà du socle classique du réveil de l’homme hors du commun dans une dystopie despotique, c’est cette symbiose informatique poétique et très visuelle qui donne de l’intérêt à cette histoire synesthésique de hacking et de furtivité, de libération et de nouvelle chance.

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