Diner de têtes – Kââ

Le juge d’instruction Renaud Klodarec se retrouve au centre d’une affaire de victimes guillotinées dont les têtes sont retrouvées dans des cartons à chapeau abandonnés.
L’angoisse s’installe par une ambiance et, en alternant le point de vue des forces de l’ordre et celui du tueur en série, la tension apparait avec les chasses hasardeuses et les meurtres éclairs dont le jeune Khader désœuvré est témoin, sa fascination face au vieux tueur le menant à la complicité. La psychologie efficace ancre le récit dans un réalisme de la psychopathie qui lorgne du côté du fantastique sans jamais y céder. C’est une conjugaison de simplicité de l’horrible et d’humour froid sur le thème de la perte de l’innocence et de la folie naturelle, avec un fond de psychose sur la peine de mort et une homosexualité larvée. Kââ déroule cette histoire courte tout au long d’un plan macabre qui semble irréversible, ponctué d’érotisme sadique et de terrorisme mental, joue avec les concepts en visant l’amoralité crasse par ses personnages complètement vrillés.

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