Pauvres z’héros – Pierre Pelot

Nanase vit avec sa mère dans la crasse et la pauvreté, dans un village habité par la misère intellectuelle et un marasme psychologique. un enfant déficient mental échappe à la surveillance de Sylvette pour se perdre en forêt, les recherches débutent.
Cette chronique farfelue est surtout une affaire d’ambiance avec ses personnages simplets et patibulaires aux réactions et aspirations déconnectées, une folie ordinaire qui doit déboucher sur un enchainement de circonstances menant à l’horreur surréaliste. Le ridicule et le sordide s’entremêlent, la réalité est un embrouillamini psychologique qui hésite entre le fantastique fantasmagorique et la dure simplicité de la bêtise, jusqu’à une dimension vraiment comique et tellement ignoble. La vie des gens simples à l’ombre des élites est traversée de drames, brillante de médiocrité et d’insignifiance. Cette parenthèse est dégoutante de fatalisme, une tempête dans un aquarium froid.

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