La fin du monde – Fabrice Colin

La troisième Guerre Mondiale a lieu, la Chine attaque les États-Unis et les dominos tombent avec la riposte et le jeu des alliances, le monde entier est touché avec assez de bombes pour garantir l’hiver nucléaire. Jim un jeune américain tente de rallier une arche pour hiverner au Groenland, informé par son père essayant de sauver Hafsa une jeune terroriste islamiste éclopée en Égypte, alors que François retrouve sa mère de retour à Paris après une opération complexe effectuée en Chine par un docteur dont le fils Xian un champion d’échecs prend en charge par hasard Mei une très jeune fille devenue orpheline.
Cette anticipation implacable est sombre, partant d’un constat géopolitique réaliste et rejoignant la grande tradition d’avertissement avec la projection logique vers une situation très probable. Le récit se focalise sur l’après, une fois l’escalade du conflit inarrêtable, et montre l’humanité dans la réaction d’individus impuissants qui brillent par le don de soi et l’entraide désintéressée pour choisir le côté de la vie. Un sentiment d’urgence et de tension permanente traverse ce texte post-apocalyptique destiné à un jeune public mais porteur d’une profonde maturité, d’un universalisme positif et d’un relativisme éthique menant à la compréhension et la tolérance plutôt que la haine aveugle et suicidaire centrée sur une culture ou une religion. La postface explique le travail de prospection basé sur le 20e siècle jusqu’en 2009, date de publication de ce livre humain et sans concession.

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