Le chant mortel du soleil – Franck Ferric

Araatan est le tyran à la tête d’un peuple dont la mission est d’abattre tous les dieux présents sur la terre des hommes. La Première Flamme est la dernière divinité, protégée au sein de la ville fortifiée d’Ishroun. Kosum est une esclave, éleveuse de chevaux libérée par un groupe de cavaliers de passage qu’elle va suivre au long de leur mission au service d’Araatan.
L’univers d’une fantasy médiévale très sombre est habité par une violence implacable de guerre et de survie, opposant les descendants de nomades déicides et les citoyens croyants, tous menés par des dirigeants butés, et accompagnant à l’écart du conflit la quête insensée de Kosum et des cavaliers nulle part chez eux sinon sur les routes. Pour les assaillants la liberté n’est qu’une volonté de puissance dictée par une Histoire floue et concrétisée par la Toute Fin, crépuscule des dieux qui révèle une humanité bestiale et perdue dans des siècles stériles voués à la déréliction, à la destruction et au désenchantement. Le contexte est celui d’une violence inouïe et sans époque, d’une intolérance profondément ancrée et d’une réalité matérielle se débattant avec une religion qui ne sait que promettre, mais ramenant toujours à une destinée individuelle ou collective fatale et à un éternel recommencement. Avec un style qui tape juste Franck Ferric nous conte un monde plein de brutalité et de rudesse, d’une poésie de la déliquescence.

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