Le cœur perdu des automates – Daniel H. Wilson

Aux États-Unis de nos jours, le grand-père de June lui a légué une pièce de mécanisme récupérée pendant la bataille de Stalingrad après l’apparition d’un mystérieux combattant, elle est devenue chercheuse en automates et parcourt le monde pour en dénicher. Dans la Russie du 18e siècle, Pierre le Grand est mort en laissant derrière lui un avtomat à son image et Héléna une fille mécanique. Ils doivent s’enfuir face à l’hostilité de la tsarine.
La base du texte est une fantasy de voyages et de quêtes d’identité parmi l’équivalent steampunk des cyborgs grâce à l’anima, source magique de vie. Le parallèle avec les vampires est manifeste entre l’affaiblissement avtomat avec les siècles, leur organisation en société secrète, le voyage en bateau dans une caisse jusqu’à Londres et leur potentielle immortalité. Les chapitres sont courts et l’action prenante, certaines scènes font penser vaguement à Terminator avec ces traques indépendantes du temps qui passe. L’histoire se déroule sur plusieurs millénaires, d’une antiquité mystérieuse à un passé proche qui voit les deux automates se battre pour connaitre la vérité sur leur création, et débouche sur un présent de plus en plus sombre. L’évolution des automates se heurte à un créationnisme par leur antériorité à l’homme actuel et à l’ombre d’un grand peuple primordial qui plane au-delà de la mémoire. Ce roman sur la question de l’âme d’êtres synthétiques possède assez de maturité pour ne pas seulement s’adresser aux jeunes adultes, à l’image de la noirceur et de la violence dans la trajectoire cruelle de Pierre, dans un combat aux proportions mythologiques.

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