Neurovision – Dominique Brotot

[13/12:24] En tant que journaliste indépendant Tom Hopkins assiste à une performance artistique crée par Jill Page, tableau vivant qui se termine en meurtre et suicide. Alice Godsend, petite amie de Tom et peintre, est embauchée par le professeur Harryman et devient la collègue de Jill pour tester une machine inventée par le psychologue qui projette sur écran les pensées et les images mentales de l’utilisateur.
Le fond science-fictif repose sur un savant fou et sa découverte qui fait évoluer une sorte d’ardoise magique en instrument de manipulation de la réalité, dans un esprit cyberpunk léger et une ambiance très psychologique flirtant avec l’esprit de l’Art, ce qui est projeté dans l’acte de création et de destruction. Comparé à Penta, ce que gagne Neurovision en ouverture et complexité lui fait perdre en densité mais pas forcément en intensité, les scènes gore étant bien là dans des tableaux d’horreur cristallisée. Le contexte socio-politique de dystopie est toujours présent, un peu plus développé que dans le précédent roman en insistant sur les querelles ethniques. A cet égard Neurovision semble se situer avant Penta dans la chronologie d’une société en cours d’effondrement. Ce récit est la chronique d’un combat psychique entre deux femmes aux conséquences matérielles, ajoutant une sorte de magie au thème de la relation entre humain et machine, ne renonçant jamais à installer une dimension trash dans des scènes d’une cruauté extrême.

[17/05/23] Tom Hopkins, un journaliste indépendant, se rend à une performance d’art corporel créée par Jill Page, une artiste réputée, sous la houlette du Professeur Harryman, psychologue et inventeur d’une machine à matérialiser les images mentales. La représentation se termine en boucherie et deux jours plus tard, Alice Godsend, petite amie de Tom, répond à une annonce pour des recherches sur la créativité.
Le savant fou et l’artiste sans limite sont convoqués pour une matérialisation inhumaine de la machine comme parasite du corps et de l’esprit, pour constituer un tableau brut et mouvant de la vie et de la mort, une expérience totale par procuration. La tension et l’ambiance mystérieuse font de ce roman un thriller cyberpunk sanglant dans lequel des psychopathes, grisés par la toute-puissance maitrisent une technologie qui permet de contrôler un humain ou une machine à distance. Le côté technique est en retrait, laisse la place à une télékinésie magique, un pouvoir de l’esprit qui modifie instantanément la réalité, une incarnation abstraite via un médium matériel pour déboucher sur une horreur surnaturelle pleine d’action.

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