
Après avoir vu son demi-frère, prévenu par Bréhyr, ancienne femme de Regehir, Chien du heaume, malgré ses mains ravagées, va accompagner cette dernière dans sa quête pour supprimer ceux qui l’ont enlevée dans son enfance. En route elles s’arrêtent chez la mère de Chien, ce qui ne lui apporte que la crainte de vivre le même destin funèbre que son père. Chien découvre la ville puis la quête meurtrière de Bréhyr les rappelle sur le chemin du retour de croisade, à surveiller l’apparition fantomatique espérée des vaincus abandonnés de Dieu. Se joignent à elles la Petite, arbalétrière froide, et Saint Roses, un croisé éclopé à la foi amputée, et Chien y voit un peu plus clair, la Salamandre s’invite aux premières loges pour la moisson, l’abattage. Dans ce deuxième tome, la quête identitaire cristallisée par son ancrage dans le passé devient une prise de conscience, une acceptation de son histoire et de sa propre nature pour juste vivre malgré toutes les blessures, pour éteindre la rage de vengeance et l’autodestruction. Chien peut alors se tourner vers l’avenir, dans une époque sombre où rares sont les adultes qui vieillissent vraiment et peuvent acquérir une certaine sagesse, où les enfants existent à peine, handicapés par la méchanceté et l’indifférence lorsqu’ils ont le malheur de vivre.