
Janyl a une vie de forçat dans les galeries souterraines de Totarra, un bagne dédié à l’extraction de minerai. Contrairement à son ami codétenu Gersan, il n’a plus de souvenirs précédant son incarcération, mais ils partagent la volonté de s’évader. Après une tentative infructueuse, un responsable de l’autorité politique rend à Janyl la liberté et sa mémoire d’aventurier rebelle arrêté après une expédition dans le sud pendant laquelle il a découvert une substance miraculeuse tirée d’étranges cocons.
Dans ce court roman, entre les péripéties carcérales et la préparation de la mission dédiées aux amitiés viriles, le temps de préparation de l’histoire semble disproportionné. L’action est discrète et l’aventure tarde à venir dans une fantasy très classique avec ses clichés, la constitution d’un groupe de baroudeurs, les seules femmes sont anonymes et objets de plaisir. La narration est fluctuante, d’ellipses un peu frustrantes à de longs passages anecdotiques, et les genres abordés sont multiples comme les lieux traversés, comme un Tim Powers pas très inspiré, avec un message à la limite de l’ambigüité.