
Loti et Marjorie décident de s’installer sur Nopal pour finir leur vie, une planète utopique à laquelle il faut s’adapter. Cette vie eutopique de liberté présuppose une modification de l’être, un abandon du conditionnement de l’espèce en chaque individu.
Philippe Curval se frotte à l’utopie dans le contexte de la science fiction, d’une communauté universelle des espèces par la métamorphose des individualités, en conservant l’étrangeté farfelue de la mise en pratique de ce système. Cette novella à la limite du délire narcotique est totalement relativiste à travers le cheminement de ce couple d’humains qui se déleste du point de vue anthropocentriste concernant l’amour et le sexe, le genre, la propriété et l’argent, le rapport à l’environnement. Philippe Curval explore les limites d’une idée qui n’est pas faite pour exister, avec un peu de sa nostalgie d’idéaliste et de libertaire prônant la diversité et la création artistique.