
Dans Cendres, Renaud est prisonnier d’un camp ignoble, comme ses congénères nés d’une éprouvette, dénué de mémoire et d’espoir, privé d’histoire familiale et incapable de sentiment amoureux, déshumanisé et sans avenir, affamé et enchâssé dans la puanteur, dans une vie insensée.
Dans Jaune papillon, un indigent est kidnappé parmi la foule et se réveille sans mémoire aux mains d’un savant fou, d’une armée qui fabrique ses anciens combattants à coups de scalpel.
Dans Les hommes dans le château, Blandine est une enfant issue de la plus grande misère, vendue à un tyran reclus dans son domaine. Elle parvient à s’échapper avec l’aide d’un habitant de la ville voisine. Elle est la proie d’une chasse cauchemardesque, une fuite perpétuelle au sein d’une société rongée par la décadence.
Dans Quelques grains de riz, Thierry Di Rollo questionne la création artistique à travers Lenquist qui voyage dans le temps pour rendre hommage aux Beatles.
Ce recueil est très sombre, désespéré parfois et toujours plongé dans la folie d’une science sans limite et d’une société corrompue, la mort rôde et la privation de liberté menace.