Billy Summers – Stephen King

Billy Summers est un tueur à gages qui ne supprime que des méchants. Le nouveau contrat qui lui est proposé est assez bien payé pour être son dernier. Un délai est nécessaire avant son exécution et Billy doit s’intégrer discrètement dans une ville qu’il ne connait pas. Sous une fausse identité, il incarne un écrivain, se met à écrire et son passé refait surface. Billy doit jongler avec ses différentes identités dans un dilemme existentiel paranoïaque et une présence envahissante des intermédiaires pour un tueur solitaire.
Stephen King aborde à nouveau le thème de l’écriture, ici d’un côté cathartique et certains passages sont régressifs, ce qui peut être périlleux mais il sait parfaitement le faire. L’histoire relativement simple au départ se complexifie à l’image du personnage principal bien construit et approfondi au niveau psychologique, confronté à une violence traumatique due à la guerre et à un isolement dans l’impossibilité de s’attacher aux autres. Le seul côté fantastique du récit réside dans les fantômes de la mémoire, ce qu’on devient après des expériences d’une violence extrême, à l’américaine avec la guerre en Irak, l’ombre de l’assassinat de JFK, la pègre de Las Vegas et le réflexe de vigilante chez Billy, mentor dans le style de Léon de Luc Besson.

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