
Mercure est un Dieu parmi les hommes, sans souvenirs et immortel dans un monde déliquescent de douleur et de vacuité. Le Mal déferle et le centre de cette infestation se trouve à Venise possédée par la peste. L’humanité sombre dans le gouffre des Enfers mais les hommes puissants convoitent l’immortalité. Venise est un aimant pour les personnages, d’où la vermine rayonne et l’abomination de la désolation attend derrière la porte au-delà du temps.
Ce livre est d’une noirceur absolue, ponctué de scènes violentes et cruelles, sanglantes et sexuellement crues. L’histoire peut désarçonner avec ses changements constants de lieu et d’époque, les personnages amnésiques qui subissent le cours des évènements, mais la qualité littéraire du texte forme une unité dans une poésie putrescente d’une ampleur mythique. L’éternel retour de Mercure parmi les homme et en eux est mythologique dans une souffrance universelle. C’est aussi un hommage aux peintres italiens et au polythéisme sophistiqué qui mène à l’inspiration.