Consciences virtuelles – Ayerdhal

Dans un futur proche, toutes les communications passent par Transcam, une station orbitale dirigée par Caine Pauland, auprès duquel l’ONU a affecté Asunción Bailar, jeune enquêtrice virtuose de l’informatique qui chasse l’influence du MAC, un consortium financier. Sur Terre, Vlad enquête pour Interpol à propos des membres et dirigeants encore en vie du Gestalt, un groupe de recherche en cybernétique qui a enfanté une frange terroriste.
Dans ce court polar très rythmé qui baigne dans le cyberpunk, Ayerdhal anticipe la prédominance des communications dans le commerce, affirme l’impuissance d’un semblant de gouvernement mondial et pose comme décor les ingérences et les exactions de groupes d’influence. Le style est fluide et l’action ne faiblit pas, les personnages sont succinctement développés mais tiennent leur rôle dans l’enchainement de meurtres et de suicides, d’attentats, d’espionnage et de contre-espionnage. Cette ambiance paranoïaque et ce déroulement coulant de l’histoire sont les principaux atouts du livre, dense et varié, pessimiste et cynique.

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