Un trône pour Hadon (Opar 1) – Philip José Farmer

Dans un monde antique, Hadon quitte la ville d’Opar pour participer aux Grands Jeux, suite d’épreuves à la difficulté légendaire, le vainqueur ayant le droit d’accéder au trône de l’Empire de Khokarsa. Les Dieux et les Déesses règnent sur la vie des hommes et Hadon, quoique victorieux, ne pourra pas être couronné avant son retour d’une expédition de sauvetage dans les Terres Sauvages. Hadon montre vite son intelligence pour commander mais les contrées sont dangereuses et amenuisent les effectifs de la compagnie, malgré la présence de son cousin Kwasin, géant sanguinaire et son reflet inversé.
C’est une fantasy aux dimensions mythiques avec un jeune héros dans un monde perfide et régi par la superstition, dans une prose physique à la sensualité toujours prête à exploser. Au cours de ce long sauvetage, il se rapproche inexorablement de Lalila, une femme à la beauté divine, alors que la Reine Awineth doit attendre son retour. On trouve le thème de l’homme surdoué qui a bon fond, la rivalité physique avec son frère ennemi et la concurrence entre deux femmes fortes, sur un fond d’ironie et de tension sexuelle. Le retour de la mission de sauvetage est violent après un an et demi d’absence de nouvelles, le Roi a sombré dans la mégalomanie en provoquant une guerre de religion pour conserver son trône. Ils sont tous arrêtés et emprisonnés mais peuvent s’évader grâce à une éruption volcanique, et avec toujours le personnage de Kwasin, à la fois brute épaisse et clown surexcité dans un rôle décalé d’agitateur mythologique. C’est d’abord une fantasy tendance péplum pour se muer en aventure action de groupe et finir sur un dilemme sentimental et social, le tout d’une créativité débridée (allant jusqu’à des phases d’infiltration militaire) et basé sur un monde immense et fascinant d’Edgar Rice Burroughs.

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