Le chemin des mondes – Hugues Douriaux

Une guerre nucléaire a presque décimé l’humanité, et après plusieurs siècles à se relever, la Terre est unifiée et tournée vers le minerai du système solaire. Mais un jour des satellites captent des messages étranges que Twiggy, informaticienne avenante, doit transmettre aux décodeurs dont fait partie Rémi, jeune astrophysicien. Ils se lancent sur les traces d’un professeur dédaigné qui, pour prouver sa théorie du déplacement cosmique, a plongé dans un trou noir.
Le début du livre est porté sur la sensualité et un sentimentalisme simpliste, le mélange se fait entre polar espionnage, aventure, une science fiction astrophysique et cosmologique. La vision cyclique de l’histoire humaine et la guerre qui succède à la paix, la fragilité de l’unité de l’espèce, la vision d’un univers qui pulse sont de bonnes idées. Ensuite apparait le côté space opéra d’action avec un vaisseau prototype, une bande de personnages qui se forme et une situation politique très tendue. L’aventure d’un groupe de découvreurs est le centre du récit, avec comme grande préoccupation l’amour idéalisé, dans une exaltation enfantine des sentiments, en opposition à des saillies grivoises ; Twiggy s’offusque de la réputation de coureur de Rémi et ensuite confesse avoir connu beaucoup d’hommes avant de le connaitre. C’est un livre très simple à lire et à la psychologie rudimentaire, une grande propension à la sensualité et, heureusement, une vision pertinente du progrès de l’espèce, une lucidité sur la nature humaine, une ode aux explorateurs et aux zoologues, à la science et à la découverte de l’inconnu.

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