Hadon le guerrier (Opar 2) – Philip José Farmer

Le second tome poursuit l’histoire avec la fuite des protagonistes séparés par les troupes du Roi Minruth. Hadon est toujours tiraillé entre le sauvetage de Lalila blessée et cachée dans la nature, et la protection d’Awineth, jalouse et qui leur est franchement hostile. La guerre de religion continue sur un fond de bataille des sexes, le culte d’un Dieu est en train de supplanter, par la force, celui d’une Déesse. La folie des hommes est encore plus présente et il flotte un cynisme, un iconoclasme face à ces Dieux absents.
En accord avec les principes de la fantasy, le voyage est le centre du récit, une épopée gigantesque dans cette civilisation très ancienne, parallèle à l’histoire de l’humanité, sorte d’uchronie avec Sahhindar, simili Dieu qui vient du futur, offrant aux hommes de quoi développer leurs sciences et techniques plus vite.
Plusieurs aspects de cette expédition d’une ampleur légendaire font penser à Robert E. Howard, c’est un très long périple avec des allers retours, des passages interminables dans des souterrains mais c’est un théâtre bien réglé avec des personnages forts, une illustration de la course du monde sous l’influence de la folle soif de pouvoir.

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