La débusqueuse de mondes – Luce Basseterre

C’est d’abord l’histoire d’une rencontre entre D’Guéba, grenouille experte en terraformation qui prospecte à bord de Koba, un vaisseau vivant, et Otton, esclave humain libéré depuis qu’il est le seul survivant d’un crash. Il est futé et décide de rester un peu avec ceux qui l’ont découvert en perdition en étant obséquieux et volontaire. Des évènements qui sortent de l’ordinaire finissent toujours par arriver, pendant que D’Guéba s’occupe d’un contrat avec des espèces en pleine guerre. Luce Basseterre enchaine, dans une bonne humeur constante, les bonnes idées comme l’exomodelage de planètes pointant la responsabilité des espèces vis à vis de leur environnement, le cybersquale dans la tradition des animaux véhicules, la narration qui alterne les points de vue des personnages, cette vraie impression de space opéra grâce à des voyages très rapides et une aventure bioethnologique.
Cette science fiction basée sur le divertissement, quoique plus bavarde dans la seconde partie, fait penser à Roland C. Wagner et Edmond Hamilton. Mais dans sa modernité, et forcément une revendication, Luce Basseterre use de l’inclusif dans le texte sans en abuser mais c’est aussi désagréable que les fautes de français dans Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, pas rédhibitoire. Reste un message politique et sociologique de paix et de tolérance, une charge contre le mercantilisme et tout ça finalement à l’échelle du cosmos, cristallisés par l’existence des Fenjicks.

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